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| Juin 2012 | ||||||||||
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Il y a quelques jours, Eléa est venue me voir et a abordé LE sujet de conversation que je n'aurais bien abordé que l'année prochaine, moi !
Elle vient donc me voir, et d'un ton légèrement indigné, elle me dit : "Maman, tu sais, Chloé, elle a dit que le père Noël n'existe pas, que ce sont les parents qui font les cadeaux !"
Bon. Garder son calme. Etre naturelle. A 10 jours de Noël ce serait dommage qu'elle n'y croie plus. Je ne suis pas prêêête ! "Et toi, tu en penses quoi ?"
Elle me répond avec force (qui veut-elle convaincre ? Elle ou moi ?) "Moi je crois qu'il existe, je crois en lui !"
Me voilà quand même bien soulagée. "C'est tout ce qui compte"
Ouf. Ca, c'est fait. Prochain round l'année prochaine sûrement. Mais pour cette année encore, des étoiles brilleront dans ses yeux à l'idée d'apercevoir peut-être dans le ciel le soir de Noël le grand bonhomme rouge à la barbe blanche sur son traîneau.
En attendant, moi je joue à la mère Noël, et j'emballe les cadeaux dans du joli papier à motifs d'étoiles et de paillettes.
Cette année, Eléa et Faustine auront les yeux qui brillent, et des cadeaux qui brillent ! |
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Cette année encore, en attendant le père Noël, leurs yeux brilleront... et leurs tenues aussi ! |
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| Une jupe à froufrous mauve, un joli tee shirt 200% fille, un legging rayé gris et mauve, et voilà une tenue de la semaine made by Faustine. Mamzelle choisit ses habits toute seule, et mamzelle assortit bien les couleurs je trouve ! |
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Jupe : Okaidi collection d'il y a... fiou... 2 ans au moins ! Elle était à Eléa. Legging et chaussettes à pois made by Hema Tee shirt : Bidouille et Poucette ! Si vous ne connaissez pas, foncez-y ! Vous y trouverez des merveilles personnalisables selon vos goûts ! |
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Ma poussinette, Tu adores ce petit nom que je te donne et gare à moi si je varie : "mais je ne suis pas ton poussinou, je suis ta poussiNETTE !" |
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A 5 ans et demi, te voilà enfin raisonnable (la plupart du temps). Raisonnable dans le sens où quand tu te mets en colère, on peut, en te parlant, en t'expliquant, arriver à te raisonner, ce qui n'était pas le cas lorsque tu étais plus petite et qu'on ne parvenait pas à te faire entendre raison, justement.
Le jour où l'école a appelé les pompiers pour Faustine, et où j'étais avec elle dans le camion de pompiers, toi tu étais restée dans l'école, derrière la porte close, à t'imaginer mille choses angoissantes. Tu posais des questions aux dames de l'école : "et qu'est-ce qu'elle a ma soeur ? Et est-ce que les pompiers vont l'emmener à l'hôpital ?" "Et est-ce que ma maman va partir avec Faustine dans le camion de pompier ?" Du moment où je t'ai retrouvée lorsqu'on est descendu du camion de pompiers au moment où tu es allée te coucher, tu étais passée en mode colère. Tout le monde en a pris pour son grade : ta soeur, moi, et la terre entière. Rien n'allait. Quelle soirée que ce soir-là ! |
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| Au quotidien, tu es attachante, curieuse et intéressante. Tu as un énorme besoin d'affection et reste très accrochée à ta maman, ce qui peut donner lieu à des scènes surréalistes où tout est prétexte à disputes avec ta soeur en ce qui me concerne: c'est à qui s'assiéra à côté de moi à table, dans le bus, sur le canapé, qui je vais coucher, et même qui je lève en premier. Cela en devient étouffant et je dois souvent me mettre en colère pour que vous arrêtiez de me prendre en otage de vos disputes. Je ne sais pas comment gérer ce problème et je sens que lorsque je vous dis que puisque c'est comme ça ni l'une ni l'autre ne pourrez vous asseoir à côté de moi, quelque part je rentre dans le jeu et ne fais qu'intensifier le problème. |
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| Tu es férue de justice et beaucoup de choses te semblent "pas justes !". Alors je te dis en riant que "malheureusement la vie n'est pas juste" mais parfois tu t'entêtes et souvent je te conseille "d'ignorer". Oui c'est vrai parfois "ce n'est pas juste" mais c'est comme ça, il faut faire avec, et oui parfois la maîtresse te gronde alors que c'est la voisine qui bavardait, et parfois moi aussi je me trompe et te gronde en réagissant trop vite alors que tu croyais bien faire. Ca arrive, il faut apprendre à laisser couler, ce qui t'est encore difficile. |
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Tu es très (trop ?) sensible. Là encore tu me racontes des scènes de la récré qui me paraissent invraisemblables, comme tes jeux
avec tes copines, où vous inventez des histoires et ta copine te dit, dans le jeu, qu'elle va te tuer, et toi... tu te mets à pleurer pour de vrai ! Et lorsque je t'explique que m'enfin,
c'est dans le jeu qu'elle t'a dit ça, tu me réponds avec des trémolos dans la voix et les larmes aux yeux que quand même, c'était "très méchant". Régulièrement, tu nous fais ton Caliméro, et le coup de la graine, tu nous le sors souvent : "puisque vous me grondez toujours, puisque vous n'êtes jamais contents de moi, il ne fallait pas choisir ma graine, il fallait choisir une autre graine !". Alors on te dit qu'on l'aime, notre graine, et que pour rien au monde on n'aurait voulu une autre graine que toi. |
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L'école... Sujet pas simple avec toi, tu n'y as pas souvent été bien les années précédentes, mais cette année, ça va mieux ! Je
suspecte la présence de ta soeur d'y être pour beaucoup. Il y a encore des jours où tu nous avoues avoir eu les larmes aux yeux, parce que tu aurais voulu un dernier bisou, et que c'était
déjà l'heure pour toi de monter dans ta classe, sans avoir pu nous croiser une dernière fois... Mais dans l'ensemble, cette année est reposante pour mon coeur de maman ! Pas de larmes, pas
de drames, je pars travailler le coeur léger.
Et puis cette année tu sembles apprécier le travail que tu fais à l'école. Le Moyen Age, et, qui l'aurait cru ? La religion ! Tu nous sors des phrases savoureuses, à nous, néophytes de la religion, mais cela fera l'objet d'un autre article ! En tout cas avec toi, on ne s'ennuie pas !
Cette année également, tu es très fière de nous montrer que tu es en train d'apprendre à lire tout doucement, et toute fière de nous dire que c'est "toi toute seule", et que personne ne t'a montré. La maîtresse travaille sur les sons cette année, je suppose que ça a été le déclic pour toi. Et moi je suis toute émue d'assister à ces premiers pas maladroits, tout comme je l'ai été de tes premiers pas de bébé, lorsque tu as lâché ma main. Tu te mets désormais à vouloir déchiffrer tout ce qui te tombe sous la main et tu penses déjà être capable de lire de vrais livres, et c'est une grosse frustration pour toi de buter sur des sons que tu ne connais pas encore : gn, ai, en, on, gu, oin, et j'en passe... Il te reste encore un long chemin avant de pouvoir lire pour de bon, mais tu as largement le temps alors prends ton temps ! |
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| Reste ce souci de comportement à l'école. Tu n'écoutes pas et bavardes, et tu te fais punir ! Tes cahiers sont un peu brouillons, et tu es déconfite le soir de me dire que tu n'as pas eu un sourire, mais un "presque sourire", parce que tu n'as pas tout bien fait. Je persiste à penser que tu vas t'assagir en grandissant, parce que je me rends compte que c'est déjà le cas à la maison. Tu es plus calme et aime faire "des activités" dans ta chambre : dessin, coloriage, peinture... Tu aimes tout ce qui implique de la création, et tu peux y passer beaucoup de temps. |
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Ma chérie, à 5 ans et demi tu es colérique mais aussi très rêveuse, tu te demandes si pour de vrai on est dans la vie réelle ou dans un dessin animé, si on rêve notre vie et qu'on va se réveiller un jour en se demandant si c'était un rêve, tu t'interroges sur ce qui se passera le jour où tous les gens de la terre seront morts, alors je te dis que pour chaque mort il y a une naissance et que la vie remplace la mort, mais tu persistes à te demander : ET SI tout le monde mourait en même temps, que se passerait-il ?...
Au quotidien, j'ai du mal à te faire avancer : tu es dans la lune, tu "n'entends pas" les consignes, je répète, je répète, et puis je crie. Et toi tu me réponds que je te gronde TOUJOURS ! Mais TOUT est pénible : si on n'est pas constamment derrière toi pour la douche, le brossage des dents, l'habillage ou même les repas, tu traaaaîiiiines... Et malheureusement en semaine on n'a pas le temps de trainer. Tu te rattrapes le week end, où on te laisse un peu plus libre de faire les choses à ton rythme. Dur dur cet âge où l'on sait que tu sais faire, mais où on n'arrive pas à te faire faire toi-même. Mais ça va venir, j'en suis sûre, tu n'es encore qu'à la maternelle et je dois souvent te le rappeler quand tu crois que tu es grande ;) |
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Dans le duo que tu formes avec ta soeur, tu es la combative, celle qui sort ses griffes si on la titille un peu trop.
Là où Faustine encaisserait les coups sans les rendre, toi tu n'hésites pas à attaquer pour la défendre ou te défendre : tu as quand même failli noyer un enfant cet été au centre de loisirs en lui mettant la tête sous l'eau, parce que tu estimais qu'il t'avait fait la même chose en te poussant dans l'eau, sauf que toi tu avais tes brassards et n'aurais pas pu te noyer, alors que lui, il avait bel et bien la tête sous l'eau. Et tu as trouvé très injuste ce jour-là d'être punie et pas lui, alors que "c'est lui qui avait commencé". Mais ton acte à toi était plus grave, et tu as mis du temps à le concevoir. Ton sens de la justice est parfois particulier, et extrême !
Et pourtant je sens que de Faustine et toi, c'est toi la plus fragile, parce que tu te laisses atteindre par tellement de choses, que j'ai l'impression que tu es moins armée qu'elle pour encaisser les coups durs que la vie ne manquera pas de te donner. Là où Faustine paraît inébranlable, toujours heureuse et optimiste, tu me fais l'effet d'un géant aux pieds d'argiles, prête à t'effondrer au moindre accroc...
Alors j'espère, ma jolie grande, que ce n'est qu'une question de temps et qu'un jour tu arriveras à apprivoiser le bonheur, et à le garder toujours en toi. |
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... est bel et bien en train de s'installer tout doucement chez nous.
Ce week end, papa et Pierre sont allés couper acheter le sapin et l'ont vaillamment ramené dans notre 3e étage sans ascenseur, avec les décorations qui vont bien et qui attendaient patiemment dans la cave.
Trois lutins se sont tout de suite mis au travail pour le parer de mille trésors : des faits main, des ramenés de nos voyages, des glanés au gré des divers marchés de Noël que nous avons visités... |
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Et voilà le résultat :
Las Vegas, qui nous est cher, car nous nous y sommes mariés. En fond, une boule fabriqué par Faustine lorsqu'elle était à la crèche. |
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| Le bonhomme pain d'épice qui vient d'une magnifique boutique de Noël à Niagara on the Lake, face aux chutes du Niagara. |
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Le Cable Car de San Francisco, acheté dans une superbe boutique de Noël de Sausalito, qu'on rejoint
en traversant le majestueux Golden Gate Bridge de San Francisco. |
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Les sabots de Solvang, jolie ville hollandaise de la côté ouest américaine. |
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Diverses décorations glanées dans les marchés de Noël au fil des ans. |
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Ici, on peut voir une étoile fabriquée par Eléa au centre de loisirs, un oiseau rouge et blanc acheté
au marché de Noël de la Défense l'an dernier, et un ours en peluche ramené en cadeau lors d'un repas au Buffalo Grill ;) |
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Une étoile de mer de Los Angeles |
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Et puis, bien sûr, nous avons installé la crèche, achetée au marché aux Santons, à Marseille, sur la
Canebière, et déjà fêlée, grrrr. La mission cette année : compléter cette crèche, qui n'est composée pour le moment que de Marie, Joseph, Jésus, le boeuf et l'âne gris. J'y mettrais bien
les rois Mages, et j'ai bien envie de commencer à créer un village... Il va nous falloir chiner encore cette année, chouette ! |
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Le petit Jésus, lui, est de côté, car il n'est pas encore né !
Et puis une tradition à laquelle je tiens, car ramenée du sud et de mon enfance, c'est de planter le blé le jour de la Ste Barbe !
Bon cette année il y a eu un loupé : nous avons planté des lentilles... 2 jours après la Ste Barbe !
Nous avons fait un pot pour la chambre d'Eléa, un pot pour la chambre de Faustine, et une coupelle pour le salon. Les lentilles n'ont pas encore beaucoup poussé, mais elles poussent chaque jour de plusieurs centimètres, elles seront très vite bien hautes. C'est chez Eléa qu'elles poussent le mieux, puis chez Faustine, et enfin, au salon, où elles se font un peu désirer... |
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La magie de Noël on la trouve aussi sur les Champs Elysées, avec des décorations critiquées cette
année, plus épurées, moins dans l'esprit de Noël |
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Mais sur les Champs, quelle surprise : le Père-Noël en personne est venu les voir sur son traîneau,
et parler à tous les enfant qui étaient là. Eléa et Faustine en étaient bouche-bée... |
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La magie de Noël, c'est aussi le spectacle de Noël du travail de papa : Blanche-Neige sur glace au
POPB, avec la participation de Surya Bonaly. |
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La magie de Noël, c'est enfin le marché de l'Avent organisé à l'école ce samedi, et cette jolie
surprise que les enfants nous ont préparée : 4 chants de Noël, le premier interprété par la Grande Section, et je suppose les 2 classes de CP, et les 3 autres par la chorale de l'école. Les
chants d'enfant, ça m'émeut, alors je partage ce joli moment avec vous. |
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Et dire que dans moins de 2 semaines, c'est déjà Noël
! |
| Ma jolie pépite vitaminée, |
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A 3 ans et 9 mois, tu es une pile électrique et une vraie pipelette. Tu parles du matin où tu te lèves
au soir où tu te couches. Tu es infatigable et tu ne sais pas t'arrêter. Quand tu étais bébé, même avec 40 de fièvre, tu continuais à crapahuter à 4 pattes d'un coin à l'autre de l'appartement, jouant, rigolant, toujours de bonne humeur. Rares ont étés les moments où on t'a trouvée abattue et pourtant il t'en est arrivé, des maladies ! Et aujourd'hui on peut dire que tu n'as pas changé ! |
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| Il y a 10 jours encore, avec une bronchite et une grosse toux, tu faisais la folle et courais dans la cour de récréation de l'école, jusqu'au point de non retour où tu as suffoqué et vascillé, inquiétant suffisemment l'école pour qu'elle appelle les pompiers... Jamais de ma vie je n'ai quitté mon travail et rejoint l'école aussi vite, la peur au ventre. Tu nous en auras fait des frayeurs, depuis ta naissance... Et pourtant, si nous on se fait des cheveux blancs, craignant pour ta santé et priant pour que tu te fortifies en grandissant, toi tu traverses la vie sans peur, gaie comme un pinson, insouciante et pleine de joie de vivre. |
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Insouciante... oui mais... Tu es pleine d'empathie. Bébé déjà, lorsqu'Eléa était triste, tu traversais l'appartement à 4 pattes pour aller lui chercher son doudou, et le lui amener. Tu as le sens du sacrifice, et c'est vraiment étonnant de voir que toi la petite, tu n'hésites pas à renoncer à quelque chose qui te plait pour faire plaisir à ta grande soeur.
- Un jouet rose et un jouet jaune au McDo ? Tu as le rose, ta soeur le jaune et elle fait la tête car elle aurait voulu le rose ? Tu n'hésites pas à lui proposer d'échanger.
- Vous voulez appuyer toutes les deux sur le bouton jaune dans le bus pour ouvrir la porte ? C'est toi qui proposes spontanément que vous appuyiez toutes les deux en même temps.
- Elle voudrait la place à côté de sa maman ou à côté de la fenêtre dans le métro ? Tu lui proposes volontiers d'échanger avec elle.
- Quand tu étais petite et qu'on allait vous chercher à la crèche, tu lui laissais même la poussette pour marcher bravement à nos côtés, alors que tu étais autant, sinon plus fatiguée qu'elle ! |
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Elle sait en jouer et n'hésite pas à te menacer "de ne plus jamais venir dans sa chambre" si tu ne l'aides pas à affronter sa peur du noir en l'accompagnant partout (se brosser les dents, ranger ses chaussures, aller chercher son pyjama...). Tu râles un peu pour la forme, mais finis par céder d'un "boooon, d'accoooord", et tu l'accompagnes.
Je crois que tu es sa béquille et que si l'école se passe mieux pour elle cette année, c'est en partie parce que tu es là pour l'affronter avec elle.
Ou encore lorsqu'elle traîne les pieds dans la rue, 10 mètres derrière nous, râlant que personne ne l'aime et que personne ne l'attend : "mais il faut attendre Eléa, mais regardez comme elle est loin ! Cours, Eléa, et moi je veux attendre Eléa" et hop, tu te plantes sans bouger sur le trottoir jusqu'à ce qu'elle te rejoigne. |
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Tes attentions et ton empathie sont aussi dirigées vers tes parents, et tu te préoccupes souvent de
notre moral ou de notre santé.
Tu as pris ton rôle d'écolière très à coeur, et c'est pleine d'enthousiasme que tu entres dans ta classe chaque matin ou presque.
Oh tu as bien quelques matins grognons où tu fais la tête, ne dis bonjour à personne et entres la tête baissée et le regard noir, mais en règle générale, ta maîtresse Capucine s'extasie plutôt sur ta bonne humeur constante, et nous dit combien c'est agréable pour elle d'avoir une élève telle que toi, toujours heureuse et partante pour tout. |
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Tu es appliquée et ne ramène que des sourires dans ton cahier.
Tu sembles participer à toutes les activités avec entrain, et on te reconnait souvent sur les photos de la vie de la classe que partage Capucine dans ton cahier de vie.
Tu as une mémoire phénoménale, et ce depuis toujours, pour tout ce qui est comptines ou poésies. Tu les connais toutes, tu les retiens avec une facilité déconcertante, et tu t'en souviens longtemps. Tu les chantes souvent, d'ailleurs tu chantes régulièrement au cours de la journée.
Tu as pris ta place dans la classe et sembles appréciée par tes camarades de classe, dont beaucoup te hèlent joyeusement lorsqu'ils te croisent. Une maman m'a d'ailleurs accostée le jour du petit déjeuner des parents dans la classe fin septembre, pour me dire que sa fille lui parlait de toi sans arrêt, et qu'elle était ravie de faire la connaissance "de la maman de Faustine".
Si les lettres ne semblent pas te passionner plus que ça, contrairement à ta soeur qui passait son temps à réciter l'alphabet au même âge, toi ce sont les chiffres qui te passionnent, et tu comptes et tu recomptes, et dans l'ordre et dans le désordre, et tu en sautes, et tu en oublies, et tu reviens en arrière, et tu n'arrêtes pas de compter tout ce qui te tombe sous la main. |
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| Continue, ma jolie puce, à cultiver ton bonheur comme tu le fais si bien depuis toujours. |
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Qu'est-ce que vous en dites ?