Iris à la maternité

Publié le par Pascale

Ma jolie fleur, demain tu vas fêter tes 1 an et je n'ai rien raconté de toi sur le blog. Et pourtant je voudrais pouvoir ne rien oublier de ta petite enfance, tellement le temps passe vite !

Ta naissance ne fut pas de tout repos. Je pensais que pour un 3e enfant, la naissance serait rapide. Après tout, Faustine était venue en 5 petites heures et sans péridurale.

Je suis donc arrivée confiante à la maternité, claironnant que je ne voulais pas de péridurale, et que j'allais gérer comme une warrior.

J'avais fissuré la poche des eaux vers 20h, pendant le repas, donc je savais qu'il fallait partir pour la maternité et que tu allais naître dans les heures qui viennent. Je ne pensais pas en revanche que "les heures qui viennent" allaient être si longues !
Le temps que papy et mamie arrivent pour garder tes soeurs, nous sommes arrivés à la maternité vers 21h30. Les contractions étaient un peu douloureuses, mais gérables, et après examen mon col était ouvert à... 3 ! Deux heures plus tard, nouvel examen, et col ouvert à... 3 !

 

 

Iris à la maternité

Papa est rentré dormir à la maison, et j'ai été transférée dans une chambre le temps que le travail commence réellement.

Et là, jusqu'à 3h du matin, j'ai souffert ! Des contractions douloureuses, pas de sage femme disponible pour m'examiner car tous les bébés de Paris avaient visiblement décidé de naître cette nuit-là, une infirmière qui me disait d'aller gérer ma douleur sous la douche, et puis d'un coup, des saignements. Un petit passage sur google (à ne jamais faire, oui, je sais) m'a indiqué que j'étais en train de faire une hémorragie, que j'étais en train de mourir et mon bébé aussi, et moi, toute seule dans cette chambre, à me vider de mon sang (oui je sais c'est fou comme on voit les choses en noir quand on a mal). Le temps de me dire que vraiment, il fallait que quelqu'un vienne me sauver la vie avant que je meure toute seule dans cette chambre, que l'infirmière arrive, pas un brin inquiète, qu'elle me redescende en maternité, et qu'une sage femme m'examine, il était déjà 6h du matin. Visiblement c'est une ouverture trop rapide de mon col qui avait provoqué les saignements, et j'allais parfaitement bien, mon bébé aussi, aucune de nous deux n'était en train de mourir.

En revanche ma résistance a la douleur avait atteint ses limites, j'étais ouverte à 6, et je VOULAIS la péridurale. Manque de bol pour moi, il n'y avait plus de place en salle de travail et il fallait que je continue sans péridurale, en serrant les dents. J'étais fatiguée nerveusement et j'avais le sentiment que je n'allais plus pouvoir gérer sereinement les contractions. Entre temps Franck était revenu, et une sage femme était revenue me dire que le malheur des uns faisait le bonheur des autres, et que j'allais pouvoir aller en salle de travail et me faire poser la péridurale, puisqu'une maman partait en césarienne.

A partir de là tout est allé mieux. Je n'ai plus eu mal, et j'ai pu dormir 2 heures.

Iris à la maternité
Iris à la maternité

Entre mes abdominaux toniques et le fait que tu étais mal positionnée, tu ne t'engageais pas dans mon bassin, et mon col restait désespérément ouvert à 9.

Papa est allé manger vers 13h, il est revenu, les sages femmes ont tenté (et réussi !) une version pour que tu regardes dans le bon sens et que ta tête s'engage, et tu es finalement arrivée à 14h38, soit près de 18h après le début des contractions !

Iris à la maternité
Iris à la maternité
Iris à la maternité
Iris à la maternité
Iris à la maternité

Tu étais un gros bébé, contrairement à ce qu'on m'avait prédit encore 15 jours avant, devant la taille de mon ventre. 52 cm et 4,065 kg ! Une jolie poulette dodue !

De mon côté, j'ai fait une hémorragie de la délivrance, et j'ai été placée en réanimation, alors que je me sentais bien ! Mais c'était le protocole, il fallait que je prenne mon mal en patience. Je suis restée 5 heures sous surveillance, séparée de toi.

Tu en as profité pour faire la connaissance de tes grandes soeurs, impatientes de te découvrir enfin. Toi, tu ouvrais déjà tes grands yeux observateurs pour les regarder intensément.

Iris à la maternité
Iris à la maternitéIris à la maternité

Quand je t'ai retrouvée, je n'ai pas arrêté de t'admirer. Tu étais belle, sereine, et tu me regardais de tes grands yeux. On faisait connaissance.

Tes soeurs sont revenues te voir, ainsi que papy et mamie, papinou, et aussi mamidou qui est venue passer 3 semaines à la maison pour m'aider à mon retour de la maternité.

Iris à la maternité
Iris à la maternité
Iris à la maternité
Iris à la maternité
Iris à la maternité
Iris à la maternité
Iris à la maternité

Et puis, mardi 9 février 2016, on t'a ramenée à la maison.

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Commenter cet article

France 06/02/2017 10:40

Belle histoire ! C'est bien la première fois que je suis contente de ne pas avoir d'abdominaux... ;-) Comme on dit souvent, sur le coup on a mal, mais la douleur s'efface dès que bébé pointe le bout de son nez, et quel beau bébé ! 3 filles, c'est juste formidable !

Sandy 06/02/2017 08:42

Ba voilà je pleure ....en te lisant, j'étais avec toi ...

Mon jardin en couleurs 05/02/2017 21:18

Quelle belle histoire, même si je comprends ta déception devant tout ce temps qui a défilé avec les douleurs que seule une femme peut connaître dans ces circonstances.
Tout comme moi tu as eu une petite fleur, tout comme moi elle a mis du temps à venir découvrir sa jolie famille et je suis certaine que tout comme moi, tu es HEUREUSE d'avoir eu une troisième fille...
Ravie de te retrouver sur la blogo, c'est un peu comme-ci nous remontions le temps !